Énergies, Transport

Réflexion sur les voitures hybrides en 2021

voiture hybride

Voitures hybride essence-électrique : de grosses disparités

1997, Toyota présente la première voiture hybride électrique-essence destinées à être vendue en grande série : la Prius.

20 ans plus tard, le monde automobile s’agite et la politique Européenne est claire : la voiture sera électrique, le diesel doit mourir.
Poussés urgemment par ces décisions politiques, les constructeurs automobiles doivent s’adapter et proposer très rapidement des voitures hybrides aux consommateurs.

La course au pognon est lancée et dans cette précipitation les développements techniques tiennent des délais de plus en plus court, la pression économique augmente. Le temps dédié à la qualité produit et aux tests est compressé, il faut balancer du marketing et vite, il faut montrer que notre marque est dans le coup !

Une maîtrise inégale de la technologie hybride

Ces derniers temps, on voit naître de la voiture hybride à toutes les sauces, sorties de nulle part. Les constructeurs européens en suées tentent de rattraper l’avance prise par leurs homologues d’Asie. Il faut bricoler quelque chose, vite annoncer à tout le monde que la marque est écolo et que la voiture est au top de la technologie avec tout pleins de gadgets.

L’histoire nous enseigne que Toyota reste leader historique sur ce segment, Honda ayant également fait quelques tentatives dans les mêmes temps.
Personnellement, je me méfie de la fiabilité de toutes ces nouvelles voitures hybrides sorties à grande hâte par les constructeurs européens et américains car leur réseau logistique, de recyclage, leur SAV et leur technique ont dû muter précipitamment et ne sont pas mûrs aujourd’hui.

Un nouveau métier à apprendre pour les mécaniciens

Pour les mécaniciens qui entretiennent et réparent votre voiture, c’est presque une reconversion professionnelle qui se pointe au bout de leurs nez.
Sachez que les mécaniciens qualifiés pour intervenir sur des véhicules électriques ne sont aujourd’hui pas légion, et d’une concession à l’autre, il peut même n’y en avoir aucun pour réparer votre voiture.

Nous sommes en phase de transition pour quelques années. Nombreux sont ceux et celles qui essuieront les plâtres avec des SAV incompétents, même chez les constructeurs.

Un choix efficace pour tous les jours ?

Moins de pièces d’usures, une consommation proche de celle d’un diesel et une conduite plus zen.

Cependant il faut garder en tête qu’une panne électrique sur une batterie hybride ou un inverseur vous en coûtera plusieurs milliers d’euros. De quoi ramollir les arguments marketing de l’hybride et ses économies de consommation.
Pour exemple sur une Toyota Prius 2, il faut compter environ 2500€ pour une batterie neuve et 3500€ pour un inverseur neuf (main d’oeuvre comprise).

L’hybride a de quoi séduire celui ou celle qui habite en périphérie et qui utilise plusieurs fois par semaine sa voiture pour effectuer des petits et moyens trajets. Reine en agglomération et sur les périphériques, elle est réellement agréable à conduire, même dans les embouteillages.

Cependant, si vous roulez très peu ou bien que vous parcourrez majoritairement de longues distances sur voie rapide, oubliez-la.
Le diesel reste le plus intéressant pour les gros rouleurs, et l’essence pour les rouleurs occasionnels. Je n’ai pas assez d’expérience et de recul pour juger les voitures 100% électriques et le temps nous en diras plus, cette technologie doit encore grandir.

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